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09/01/2013

Les enfants doivent aider leurs parents...

Une lamentable histoire de vieille dame expulsée de sa maison de retraite à cause de factures impayées (les faits sont rapportés notamment dans la Croix et le Monde) vient rappeler un des éléments fondamentaux du droit : la solidarité obligatoire dans les familles. C'est le principe de "l'obligation alimentaire" énoncé par plusieurs articles du code civil.


Cela commence, bien sûr, entre parents et enfants : "Les époux contractent ensemble, par le fait seul du mariage, l'obligation de nourrir, entretenir et élever leurs enfants." (article 203 du code civil). Et en contrepartie, "les enfants doivent des aliments à leurs père et mère ou autres ascendants qui sont dans le besoin." (article 205).

Evidemment, le terme "aliments" est à prendre au sens figuré : il ne s'agit pas seulement de nourrir ses vieux parents (ou grands-parents), mais de leur fournir tous les moyens nécessaires d'assurer leur subsistance. Cette obligation s'étend aux gendres et aux belles-filles (article 206 du code civil), mais pas aux concubins ni aux partenaires de Pacs. Cela posé, dans une famille où il y a plusieurs enfants, chacun doit contribuer selon ses moyens. Si les frères et soeurs n'arrivent pas à se mettre d'accord, la répartition est fixée par un juge aux affaires familiales. Les montants ainsi déterminés peuvent être révisés, par exemple en cas de perte d'emploi d'un des obligés. Si l'un ou l'autre des enfants manque au paiement, la justice peut ordonner une saisie sur salaire.

C'est rare, mais il arrive que les enfants soient déliés de leur obligation alimentaire. C'est le cas s'ils peuvent apporter au juge la preuve d'un "comportement indigne" de leur parent à leur égard. Il faut que le parent ait commis des fautes graves : par exemple, qu'il ait délaissé ou maltraité l'enfant, se soit montré continuellement hostile envers lui, ou lui ait tenu des propos injurieux de façon répétée.

A retrouver dans la Croix, les questions que soulèvent l'expulsion de la vieille dame.

 

Commentaires

Certains enfants devraient lire la lettre suivante d'un inconnu.

Mes chers enfants,

Le jour ou vous trouverez que je suis devenue très vieille, essayez d'avoir de la patience envers moi et essayez de me comprendre.

Si je me salis en mangeant, si j'ai de la difficulté à m'habiller.. Soyez patients, souvenez des heures que j'ai passées à vous apprendre toutes sortes de choses quand vous étiez petits.

Si je répète la même chose plusieurs fois ne m'interrompez pas... écoutez moi. Quand vous étiez petits vous vouliez que je vous lise la même histoire, soir après soir, jusqu'à ce que vous vous endormiez... et je l'ai fais.

Si Je ne me lave plus aussi souvent sous la douche ne me réprimandez pas et ne me dîtes pas que c'est une honte... Souvenez-vous combien d'astuces je devais inventer pour vous faire prendre un bon bain lorsque vous étiez petits.
En voyant mon ignorance vis-à-vis des nouvelles technologies ne vous moquez pas de moi, mais laissez-moi plutôt le temps de comprendre.
Je vous ai appris tant de choses: bien se tenir à table, bien manger, bien s'habiller, bien se préparer pour savoir comment affronter les problèmes de la vie.

S'il m'arrive à l'occasion de manquer de mémoire ou de ne pas pouvoir suivre une conversation... laissez-moi le temps nécessaire pour me souvenir et si je n'y parviens pas, ne devenez pas nerveux et arrogants car le plus important pour moi c'est d'être avec vous et de pouvoir parler.

Si je refuse de manger ne me forcez pas ; je sais très bien quand j'ai faim et quand je n'ai pas faim.
Quand mes pauvres jambes ne me permettront plus de me déplacer comme avant, aidez-moi de la même manière que je vous tenais les mains pour vous apprendre à faire vos premiers pas, et quand un jour je vous dirai que je ne veux plus vivre, que je veux mourir, ne vous fâchez pas car arrivera ce moment ou vous comprendrez aussi à votre tour.
A un certain âge sans son compagnon parti avant, on ne vit plus vraiment : on survit tout simplement.

Un jour vous comprendrez que malgré toutes mes erreurs, j'ai toujours voulu ce qui était le mieux pour vous et que je vous préparais le terrain pour quand vous serez grands.
Vous ne devez pas vous sentir tristes, malheureux ou incompétents face à ma vieillesse et à mon état ; Vous devez rester près de moi, essayer de comprendre ce que je vis, faire de votre mieux comme je l'ai fais à votre naissance : Aidez-moi à marcher..aidez-moi à terminer ma vie avec amour et patience. La seule façon qu'il me reste pour vous en remercier, c'est un sourire et beaucoup d'amour pour vous.
Je vous aime mes chers enfants. Maman

Écrit par : HARDY | 10/01/2013

C'est trés bien votre lettre ;certains enfants ,manquent de patience avec leurs parents Merci Mme brebion elisabeth 77 ans

Écrit par : brebion | 11/01/2013

trés belle lettre,que je ferais parvenir à mes enfants le moment venu, merci trés touchant

Écrit par : Menand | 11/01/2013

J'ai assisté ma Mère dès son divorce d'avec mon Père (qui n'a jamais rien payé). Ma pauvre Mère était "fracassée" et elle ne s'en est jamais vraiment remise (donc plusieurs dizaines d'années d'assistance morale, médicale et évidemment financière).
Vers la fin de sa vie (difficulté à constater sa dégradation)- ça n'était pas tjrs facile. Mais j'avais une reonnaissance éperdue d'avoir été si bien élevée 'sans abandon' durant la guerre, avec déjà trois enfants en charge. Je me souvenais toujours de ma Mère durant ma jeunesse (mais l'amour ne suffit pas, il faut beaucoup de patience, d'humilité et de dévotion).
Cette lettre reflète très bien les sentiments des uns et des autres.
Bravo à la personne qui a rédigé cette lettre (d'anticipation).

Écrit par : Daniele Vauchere | 30/01/2013

Les commentaires sont fermés.

 
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